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mercredi 7 novembre 2012

Le Bouq'café



Le Bouq'café c'est un endroit charmant. On vient pour les livres, les activités culturelles, les gens, les concerts bref un endroit chaleureux ou l'on partage beaucoup de choses en toute simplicité. Cette librairie associative qui à l'habitude des festivités nous concocte pour le 24 novembre un événement. La première rencontre du livre, cela se passe au Pellerin (44) dans les locaux du Bouq'. Virginie et son équipe nous proposent des débats, un atelier dessin et le top of ze pop; un apéro concert.
Personnellement j'y serais pour faire des photos et surement gribouillé deux trois chose à l'atelier dessin pour finir en dégustant une (des) Bière(s) de chez Charlotte.
Amis de Loire-Atlantique n'hésiter pas à vous rendre au Pellerin au Bouq'café, ambiance et culture garantie.

jeudi 24 novembre 2011

I love French Blogueuses


Depuis quelque temps (1 an environ) je suis les tribulations de blogueuses de talent.
Maïa Mazaurette, Ioudgine et Titiou Lecoq sont mes vedettes. Je viens de découvrir le site de Simone de Bougeoire dans la même verve. Maïa parle de sexe ainsi que Ioudgine, Titiou, elle parle de sa vie et de culture geek. Mais leurs  grands points communs c’est l’humour et le web. J’ai passé je ne sais pas combien de temps à me gausser cacher derrière mon écran au boulot (je sais, je sais... i’am killing productivity). Et pour celles et ceux qui viennent ici sur le blog, je vous ordonne (c’est mon côté gentil hitlero-stalinien  qui ressort..) d’aller sur leurs blogs, pour égayer vos soirées sur le net, car c’est quand même pas trés bien de surfer au boulot, hein…c’est vrai !!!


A suivre donc : 

Maïa MAZAURETTE sur sexactu

Ioudgine sur son blog ioudgine  et sur les inrocks bouillons de luxure

Titiou LECOQ :  Girls and geek et sur Slate.fr

Et puis donc ma découverte de  Simone de Bougeoire.

mardi 9 mars 2010

Poèsie

A la pâle clarté des lampes languissantes,
Sur de profonds coussins tout imprégnés d’odeur
Hippolyte rêvait aux caresses puissantes
Qui levaient le rideau de sa jeune candeur.
Elle cherchait, d’un oeil troublé par la tempête,
De sa naïveté le ciel déjà lointain,
Ainsi qu’un voyageur qui retourne la tête
Vers les horizons bleus dépassés le matin.
De ses yeux amortis les paresseuses larmes,
L’air brisé, la stupeur, la morne volupté,
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes,
Tout servait, tout parait sa fragile beauté.
Etendue à ses pieds, calme et pleine de joie,
Delphine la couvait avec des yeux ardents,
Comme un animal fort qui surveille une proie,
Après l’avoir d’abord marquée avec les dents.
Beauté forte à genoux devant la beauté frêle,
Superbe, elle humait voluptueusement
Le vin de son triomphe, et s’allongeait vers elle,
Comme pour recueillir un doux remerciement.
Elle cherchait dans l’oeil de sa pâle victime
Le cantique muet que chante le plaisir,
Et cette gratitude infinie et sublime
Qui sort de la paupière ainsi qu’un long soupir.
- “Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses?
Comprends-tu maintenant qu’il ne faut pas offrir
L’holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir?
Mes baisers sont légers comme ces éphémères
Qui caressent le soir les grands lacs transparents,
Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières
Comme des chariots ou des socs déchirants;
Ils passeront sur toi comme un lourd attelage
De chevaux et de bœufs aux sabots sans pitié…
Hippolyte, ô ma sœur! tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon cœur, mon tout et ma moitié,
Tourne vers moi tes yeux pleins d’azur et d’étoiles!
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je t’endormirai dans un rêve sans fin!”
Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête:
- “Je ne suis point ingrate et ne me repens pas,
Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète,
Comme après un nocturne et terrible repas.
Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes
Et de noirs bataillons de fantômes épars,
Qui veulent me conduire en des routes mouvantes
Qu’un horizon sanglant ferme de toutes parts.
Avons-nous donc commis une action étrange?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi:
Je frissonne de peur quand tu me dis: “Mon ange!”
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.
Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée!
Toi que j’aime à jamais, ma sœur d’élection,
Quand même tu serais un embûche dressée
Et le commencement de ma perdition!”
Delphine secouant sa crinière tragique,
Et comme trépignant sur le trépied de fer,
L’oeil fatal, répondit d’une voix despotique:
- “Qui donc devant l’amour ose parler d’enfer?
Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S’éprenant d’un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l’amour mêler l’honnêteté!
Celui qui veut unir dans un accord mystique
L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l’on nomme l’amour!
Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide;
Cours offrir un cœur vierge à ses cruels baisers;
Et, pleine de remords et d’horreur, et livide,
Tu me rapporteras tes seins stigmatisés…
On ne peut ici-bas contenter qu’un seul maître!”
Mais l’enfant, épanchant une immense douleur,
Cria soudain: - “Je sens s’élargir dans mon être
Un abîme béant; cet abîme est mon cœur!
Brûlant comme un volcan, profond comme le vide!
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l’Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu’au sang.
Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude amène le repos!
Je veux m’anéantir dans ta gorge profonde,
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux!”
- Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l’enfer éternel!
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes,
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,
Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d’orage.
Ombres folles, courez au but de vos désirs;
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.
Jamais un rayon frais n’éclaira vos cavernes;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s’enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux.
L’âpre stérilité de votre jouissance
Altère votre soif et roidit votre peau,
Et le vent furibond de la concupiscence
Fait claquer votre chair ainsi qu’un vieux drapeau.
Lion des peuples vivants, errantes, condamnées,
A travers les déserts courez comme les loups;
Faites votre destin, âmes désordonnées,
Et fuyez l’infini que vous portez en vous!

Charles Baudelaire - Femmes Damnées Delphine et Hippolyte

jeudi 28 janvier 2010

Il est liiiibre Stallman


Richard STALLMAN à sortie sa Bio et était a Paris pour la présenter, « Richard Stallman et la révolution du logiciel libre », publiée aux éditions Eyrolles à acheter depuis le 21 janvier chez tous les bon libraires et bien sur téléchargeable gratuitement ici.
Mais qui est ce mec ?! Bon pour ceux qui ne connaissent pas voici un résumé venant de framasoft :

Né en 1953, Richard Stallman est un programmeur américain hors pair considéré comme le « père » du logiciel libre.

Son héritage est unanimement reconnu et son influence toujours plus grande sur nos sociétés actuelles de l'information et de la communication.

Ses conférences en français débutent invariablement ainsi : « Je puis résumer le logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité... ».

Et via Wikipédia pour beaucoup plus de détails



"Il faut exiger la liberté"

vendredi 27 novembre 2009

William S Burroughs l'enfant sauvage !!!

William S Burroughs
William S Burroughs
William S Burroughs
William S Burroughs

" William Seward Burroughs, plus connu sous son nom de plume William S. Burroughs, né le 5 février 1914 à Saint-Louis (Missouri), mort à Lawrence (Kansas) le 2 août 1997, est un romancier américain.

Principalement connu pour ses romans hallucinés mêlant drogue, homosexualité et anticipation, il est malgré lui associé à la Beat Generation et à ses figures emblématiques (Jack Kerouac et Allen Ginsberg). On retient de lui son utilisation littéraire du cut-up, technique (mise au point dans une petite chambre d'hôtel rue Gît-le-Cœur à Paris avec Brion Gysin) consistant à créer un texte à partir d'autres fragments textuels de toute origine (littérature, articles de presse, catalogues de vente par correspondance...) découpés de manière régulière et remontés selon une logique prédéfinie, afin de faire émerger l'implicite, l'inavoué des textes de départ. Associé aux routines (récurrences de fragments du texte) tout au long d'une œuvre, le cut-up a également pour objectif de briser la cohérence logique imposée au discours par l'emploi du langage, considéré comme structure structurante. L'impression de semi-chaos générée par les cut-ups et de déjà-vu initié par les routines permettent de se rapprocher, au plan formel, de la logique de perception d'un individu plongé dans un environnement dont il ne maitrise par définition pas les stimuli. L'ensemble a pour ambition de faire faire à la littérature la même révolution que celle de la peinture lors du passage à l'abstrait.
Suite et Source Wikipedia

William S Burroughs

jeudi 20 juillet 2006

Les bouquins de Maryse *

*(attention avec cette chronique je ne me la joue pas « critique littéraire », vous vous en rendrez bien compte au vu de mes commentaires…Simplement envie de vous présenter des bouquins que j’aime bien !)

Quelques titres pour cet été :



Si vous ne connaissez pas encore cet écrivain américain que j’adore :William T. Vollmann, dépêchez-vous d’aller acheter (ou voler) cet excellent bouquin qui vient de sortir en poche (Babel, la collec’ poche d’Actes Sud), le prix vous rebutera peut être (16,50 euros pour un poche c’est reuch…) mais l’écriture déjantée de Vollmann vaut bien cette dépense. A noter que Les Fusils, sortira à la rentrée au Cherche Midi, on en reparle…

Résumé (piqué sur Amazon) :

Henry Tyler, privé neurasthénique, a été embauché par un homme d'affaires cynique à la recherche de la mythique "Reine des Putes" de San Francisco, dont il entend faire la vedette d'un bordel virtuel à Las Vegas. Comme en proie à un sortilège, Tyler se voue corps et âme à une enquête dans les bas-fonds de San Francisco, finit par localiser "la Reine", tombe amoureux d'elle et devient dès lors membre de "la Famille Royale", une tribu de prostituées
ravagées par le crack et que le Roi Dollar et ses sbires vont s'employer à anéantir. Dans une autre vie, Henry a eu un frère, John, un avocat froid et méprisant, marié à une Coréenne, Irène, que Henry chérit d'un impossible amour. Les destins des deux
frères se croisent sous le signe des amours contrariées, des vies gâchées, des sociétés corrompues... Traquant la moindre bribe d'humanité là où ne semblaient régner qu'ordure et obscénité, Vollmann crée de toutes pièces une psychologie d'un genre nouveau, et compose une fresque éblouissante et affranchie de tout tabou, qui démontre, une fois de plus, que "le grand roman américain" est toujours à écrire à condition, pour l'écrivain, de choisir de confronter l'Amérique à ses pires hantises.

Du côté des auteurs français :



Nicolas Fargues, J’étais derrière toi, P.O.L, 17euros

J’ai lu ça le mois dernier et Fargues m’a assez scotchée, une histoire de séparation, un mec perdu dans sa relation amoureuse, une écriture simple, des personnages flippants…Vachement bien ! Extraits (4ème de couv’) :

C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre.

Pour terminer, un auteur que vous connaissez tous : Tonino Benacquista avec un roman qui est génial, pas récent (l’ai lu il y a trois ans), si je pense à ce bouquin c’est suite à ma rencontre d’avant hier dans le train au Mans avec mon amie Julie.L (pour ne pas la citer) au wagon bar…



Bref, ce poche dépassait de son sac, on en a parlé, elle venait de le finir et comme moi, a trouvé ça super bien. Alors pour tous ceux qui ne l’ont pas lu :

résumé (toujours piqué sur Amazon !)

Qui n'a jamais fait le rêve d'être quelqu'un d'autre ? D'imaginer sa conscience prendre place derrière les rétines d'un autre, plus beau, plus fort, plus malin. Qui n'a jamais conçu l'expérience, simplement par jeu, en utilisant le si facile vecteur de l'évocation secrète, de se vêtir de la peau d'un autre comme l'on revêt une veste qui n'est pas la sienne. Comme on lui connaît maintenant l'habitude et le talent, Tonino Benacquista recueille dans sa main cette petite idée du quotidien et la pousse aussi loin qu'il le peut. C'est-à-dire très loin. Deux individus insatisfaits de leur existence, Thierry Blin et Nicolas Gredzinski se rencontrent sur un court de tennis pour échanger quelques balles. Ce qui, à priori, n'était qu'un petit exercice sur terre battue devient bientôt une bataille acharnée de deux lions en cage bien décidés à l'emporter. On ne cessera de compter tout au long du livre les petits cyclones que libèrera cette partie effrénée. La bataille ayant rapproché les deux hommes, après plusieurs heures d'une activité alcoolique forcenée, voilà qu'ils signent un pacte aux relents de souffre : trois ans pour devenir quelqu'un d'autre, le gagnant pourra exiger ce qu'il veut de l'autre. On apprendra que pour atteindre ce but, mille choses sont possibles, des radicales aux plus pernicieuses. On apprendra de la plume d'un Tonino Benacquista en très grande forme qu'il peut nous mener assez loin quand il dispose sur les vies de personnages effacés, blessures à vif, le sel d'une révolution totale : biffer les êtres et les choses qui trahissent notre histoire, jeter loin de soi un passé devenu trop lourd comme l'on jette une pierre dans un courant violent. Refermer le livre de nous-même pour en ouvrir un autre, encore vierge et à écrire. Et si le roman de Tonino Benacquista est passionnant, le changement d'identité ne nous tente plus du tout : devenir un autre qui n'aurait jamais l'idée d'ouvrir Quelqu'un d'autre, quel dommage !

mardi 18 avril 2006

Grand concours litteraire.



C'est ce que nous proposent Marie&Rebec', qui lance ce grand concours international de l'écriture de nouvelle.
Alors la formule est simple.Le ton est donné par les initiatrices:

Passionnées de littérature, en parallèle de nos activités musicales et artistiques nous avons décidé cette année de nous intéresser aux lettres modernes. Par ce biais, nous lançons donc un grand concours de nouvelles afin de débusquer et pourquoi pas de publier une nouvelle génération d'écrivains talentueux.

Vous trouverez en pièce jointe le début d'un magnifique texte dont vous devrez imaginer la suite.

A vos plumes !!!

La nouvelle complétée devra être renvoyée avant le mardi 2 mai à 20h. L'heureux (se) gagnante se verra offrir une soirée avec deux international models et un lot d'ustensiles de cuisine.

Cordialement,

Digue du Cul Editions.

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Après bien des années où j’ai cru que je ne rêvais plus jamais de rien, j’ai rêvé de l’Afrique .C’est arrivé une nuit de la fin du mois d’août, ici, dans ma ferme de Keene Valley, pratiquement le lieu le plus éloigné de l’Afrique où j’ai pu m’installer. J’ai été incapable de me souvenir de ce que racontait ce rêve, mais je sais qu’il se déroulait en Afrique, au Libéria, dans ma maison de Monrovia. Des chimpanzés enculaient ma femme tour à tour et je regardais fasciné par le va et vient précis de ces minuscules chibres bruns. Ma femme, cette traînée avait l’air de prendre goût à cette pratique sauvage. Une nuit je la surpris dans la forêt, frottant sa vieille vulve violette contre le tronc d’un baobab ….

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Et bien a vous de jouer! renvoyez vos oeuvres par mail à Marie .